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Newsletter 23 janvier 2012
2012
Geolean : révélateur de talents d’entreprise

Geolean a découvert WinStrat grâce à Arts & Métiers ParisTech en 2008. Depuis, l’entreprise apporte un soutien sans faille au Challenge. Coup de projecteur sur ce leader du Lean Manufacturing en compagnie de son fondateur Daniel Marco

Comment expliquez-vous la fidélité de Geolean au challenge WinStrat ?

En fait, nous avons un long partenariat de travail avec Arts & Métiers ParisTech dans les activités de formation au Lean Manufacturing. Alors quand des étudiants de cet établissement nous ont sollicités pour participer à ce jeu d’entreprises, en 2008, il nous a paru tout naturel de les soutenir. Depuis, et au-delà de nos relations fortes que nous entretenons avec l’école, nous avons aussi poursuivi notre engagement auprès de WinStrat parce que ce challenge représente une bonne opportunité de côtoyer des étudiants à haut potentiel, de leur faire connaître notre entreprise, nos métiers... Nous avons d’ailleurs recruté plusieurs de nos collaborateurs grâce à WinStrat !

Vous recrutez donc plutôt de jeunes ingénieurs… ?

Le modèle social de notre entreprise repose à 100 % sur le développement de l’individu et la promotion interne. Alors effectivement, nous recrutons exclusivement des jeunes ingénieurs, débutant ou ayant une première expérience de 2 ou 3 ans. Ces dernières années, nous avons ainsi engagé 15 à 20 ingénieurs par an pour accompagner notre forte croissance. Hommes ou femmes, tous partagent l’envie de vivre leur métier sur le terrain, en production, au plus près de l’organisation humaine et industrielle de nos clients. Et ce, partout dans le monde ! Car si l’Europe est notre terrain de jeu au quotidien, nous accompagnons aussi nos clients en Asie, en Afrique du Nord, en Amérique du Sud… en fait partout où sont implantés leurs sites de production. Cette dimension internationale est d’autant plus attractive pour nos ingénieurs qu’elle ne se traduit pas par une expatriation longue et à l’issue souvent incertaine, mais par des missions qui durent suffisamment pour pouvoir capter la culture locale et pendant lesquelles ils ont la possibilité de revenir régulièrement en France.

En quoi consiste ce métier ?

Le Lean Manufacturing est avant tout un métier d’installateur. Nous concevons et implantons, en co-construction avec nos clients, une organisation qui va permettre une amélioration continue de leur productivité. Ce métier consiste donc, de manière très pragmatique, à révéler les talents de l’entreprise à travers un système de production codifié et totalement éprouvé : le Toyota Production System. Nous le déployons dans le secteur automobile mais aussi dans les industries aéronautiques, énergétiques ou encore pharmaceutiques pour de grands groupes industriels, français et allemands principalement.

L’union fait la force aux Mines d’Alès

Engager six équipes constitue déjà une performance remarquable. Les placer toutes aux premiers rangs de leur poule de qualifications relève carrément du tour de force. Mais à l’école des Mines d’Alès, victorieuse de la précédente édition et deuxième du challenge un an encore plus tôt, on n’est plus à un exploit près…

A mi-parcours, après trois décisions, cinq des six équipes des Mines d’Alès pointaient à la première place de leur poule ! La 6e se contentant d’un rôle de dauphine (tout de même !) derrière une redoutable équipe de Centrale Paris. « Notre réussite s'explique avant tout par le partage d'informations et l’entraide entre l'ensemble de nos équipes. Avant chaque remise de décisions, nous comparons nos stratégies. Cela nous permet de détecter des éventuelles erreurs… ».
Unanimes, c’est d’une même voix qu’ils dévoilent le secret de leur performance, vérifiant une nouvelle fois la célèbre locution : « L’union fait la force ! ».
Et ce d’autant plus quand cette union permet de diffuser et partager l’expérience acquise lors des précédentes éditions, même si « le simulateur Upstrat a beaucoup évolué » depuis sa dernière utilisation sur le concours… « Cela nous contraint à nous adapter ».
Il leur a notamment fallu trouver les compromis financiers qui permettent de réaliser des investissements conséquents en R&D. Car « c’est une caractéristique du logiciel bien connue de tous les participants », il  est nécessaire « d’investir autant que possible dans la recherche afin d'avoir une augmentation durable des parts de marchés tout en observant une réduction des coûts de production ».
Reste qu’en finale chaque équipe ne pourra plus compter que sur… elle-même. « Nous n’avons pas de doute sur notre capacité à qualifier l'ensemble de nos équipes. Alors, on ne peut se le cacher, il y aura forcément une certaine rivalité entre les équipes pour décrocher la première place. Mais n’est-ce pas cela qui rend le challenge WinStrat aussi passionnant ? ».

La finale à la portée de tous

Il ne reste plus que deux décisions à prendre, mais autant de points à distribuer que lors des quatre premières ! Mathématiquement, toutes les équipes peuvent encore se qualifier pour la finale…

Trois équipes, ECP Faurecia, Arts & Métiers ParisTech 2 et ESSTIN Alten, reviennent sur leur parcours et évaluent leurs chances de qualification pour la finale.

ECP Faurecia : «  Notre parcours lors des 4 premières décisions a été "constant" : nous avions défini une stratégie pour chaque produit/marché, et nous nous y tenons de tour en tour, à quelques ajustements près nés de l'analyse des résultats de nos concurrents. Nous avons fait une erreur, qui ne nous est pas apparue claire dès le début : nous aurions du ouvrir rapidement "trop" de magasins, pour capter les éventuelles croissances plus importantes que prévues. Un candidat de notre poule l'a fait, et a joui très rapidement de parts de marché vraiment supérieures aux nôtres de façon durable.
A présent 5ème, et ce depuis deux tours, nous pensons que nous sommes encore tout à fait capables de nous qualifier pour la finale, en tout cas nous l'espérons bien! »

Arts & Métiers ParisTech 2 : « Nous avons mal démarré la compétition car nous ne connaissions pas vraiment le fonctionnement du jeu. Depuis, nous avons beaucoup appris et avons fortement redressé la pente, apprenant au fur et à mesure des décisions.
Nous sommes quatre équipes à nous battre pour la 4e et 5e place, et cela sera sans doute serré jusqu’à la fin. Mais nous conservons toutes nos chances pour la qualification à la finale, car nous pensons avoir entrepris les bons choix pour la 5e décision ».

ESSTIN Alten : « Nous avons pris de gros risques en investissement lourdement en pub, en R&D et en machines les deux premières années, avec l’objectif de remonter la pente vers le milieu de la compétition, lorsque les points seraient doublés et surtout triplés. Cela commence à payer avec une 2e place en 2034 après avoir été classé 6e, 4e, et 5e. Nous  espérons que cela continuera dans le bon sens.
Nous sommes actuellement 4es à un petit point du 3e et sommes assez confiants concernant la qualification pour la finale, sauf grosse erreur de notre part lors de cette 5e décision… »