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Des débuts prometteurs
2004
L'aventure commence

Plus d'une idée, c'est d'une envie qu'est né WinStrat. L'envie de mettre en compétition les écoles d'ingénieurs et de management autour d'un jeu pédagogique. Cette première édition a réservé une phase qualificative avec de nombreux rebondissements (bonnes surprises ou cruelles désillusions selon le cas). Polytechnique inscrit son nom sur la plus haute ligne du palmarès, et ceci sans contestation possible.

 

POLYTECHNIQUE maître du jeu

Régnant sans partage sur la finale, l'Ecole Polytechnique a ouvert le palmarès de WinStrat. L'entente ITII / IFAG et l'ENTPE complètent dans cet ordre le premier podium du challenge.

Fabriquer et vendre des robomatics, rien de bien sorcier a priori. Sauf que, dans l'univers concurrentiel de WinStrat, chaque décision peut avoir des incidences considérables. Loin donc d'être aussi simple qu'il y paraît, cette mission a d'abord été proposée pendant 9 semaines à une trentaine d'équipes, puis aux 8 meilleures d'entre elles réunies le 10 mars 2005 à Lille. Pour toutes, un seul et même objectif : pérenniser et développer leur entreprise virtuelle.

La compréhension par l'erreur

"Pour espérer gagner de l'argent, il faut d'abord accepter d'en dépenser." Partant de ce principe, l'équipe de l'Ecole Polytechnique a "régulièrement investi en R&D et systématiquement acheté les études de marché disponibles" dévoile le capitaine Salim Louzgani. Là encore, cela semble l'évidence même. Mais encore faut-il être capable de bien comprendre les informations récupérées et, surtout, les exploiter judicieusement... "Pendant la phase qualificative, nous avons commis deux erreurs à mi-parcours. Avec du recul, c'est pendant cette période difficile que nous avons le plus appris sur la manière de diriger notre entreprise".

Au grand dam de leurs poursuivants qui, jamais, nont plus été en mesure de les inquiéter. Pas davantage en qualifications que lors de la finale d'ailleurs.

Mise en commun de compétences

Toutefois, si l'Ecole Polytechnique ne lâcha pas les commandes de la finale, acquises dès la toute première des six prises de décision, ses membres durent s'employer pour contenir le retour de l'association auxerroise ITII / IFAG. A l'issue de la dernière période, elle ne comptait plus en effet qu'une dizaine de points de retard. "On a connu un gros moment de doute lors de la 4ème décision. Sans quoi..." Sans quoi Céline Preney en est persuadée, son équipe aurait connu un destin plus beau encore. "Mais bon, cette expérience s'est avérée très enrichissante, notamment dans la complémentarité qu' a fait naître la mise en commun de compétences issues pour les uns de leur formation d'ingénieurs et pour les autres de leur formation commerciale".

La satisfaction était tout aussi grande dans les rangs de l'équipes de l'ENTPE, 3ème au pris d'une belle remontée (6ème à mi-concours).

L'union fait la force

A l'EFREI, persuadée que l'union fait la force, "une association a été spécialement créée pour dénicher le financement des frais d'inscription à ce concours" également inscrit comme option au programme de l'école. Résultat : quatre équipes purent s'engager, et deux se qualifièrent pour la finale. Sans s'entraider pour autant explique Franck Leprêtre. "Hormis une réunion d'information, nous n'avons eu aucun échange entre groupes".

Portion congrue

D'échanges, l'équipe de l'ESSTIN aurait aimé en avoir davantage... en son propre sein. "Elèves de 5ème année, nous devons actuellement effectuer nos stages en entreprises. Deux membres de notre équipe remplissant cette obligation au Québec, nous nous sommes donc retrouvés à trois pour la finale. Car s'ils ont pu nous aider à préparer les fichers Excel dès la prise de connaissance du scénario, il ne nous a pas été permis de communiquer avec eux pendant l'épreuve".

De l'optimisme, toujours !

Egalement à l'étranger une bonne partie de l'année (et pour cause, l'équipe est constituée de 5 étudiants allemands et d'une jeune italienne), l'IECS est parvenue, elle, à se réunir au complet pour la finale. "A chaque fois qu'on le pouvait, on se réunissait tous à Strasbourg pour prendre nos décisions. Longtemps derniers, il nous a fallu mieux compendre le jeu pour définir la stratégie qui allait nous permettre de nous qualifier pour la finale". Sourire en coin, Judith Orlob ne peut alors s'empêcher de conclure, optimiste : "Avec quelques décisions de plus au programme, on aurait peut-être pu se hisser sur le podium..."

Ouverture à l'international

Toujours est-il que l'intérêt manifesté pour WinStrat par cette sympathique équipe abonde pleinement dans la direction que souhaite donner au concours Gérard Glangetas, l'initiateur du challenge. "Aujourd"hui, nous sommes fondamentalement entrés dans l'ère de la mondialisation. Et par conséquent, nous nous devons d'avoir une vision européenne du jeu, en lui intégrant progressivement des grandes écoles étrangères".

Une équipe de l'EFREI
Le prix du fair-play pour l'ESC Lille
Le palmares
  • 1 er prix d'un montant de 8 000 €Ecole Polytechnique
  • 2 ème  prix d'un montant de 5 000 €ITII Bourgogne / IFAG
  • 3 ème prix d'un montant de 3 000 €ENTPE
  • 4 ème  prixEFREI 1
  • 5 ème prixESSTIN
  • 6 ème prixESC Lille
  • 7 ème prixIECS
  • 8 ème prixEFREI 2
  • Prix spécial INPI, de la propriété industrielle ESSTIN
  • Prix du fair-play  : ESC Lille