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L'EDITION 2008-2009
2009
Le prêt à porter... et le ski pour la finale !

Cette année encore, les participants au concours WinStrat ont dû travailler d'arrache-pied pour atteindre la grande finale, le 25 mars 2010, au MINEFE à Paris.

Le scénario des éliminatoires était celui du prêt-à-porter, secteur où la concurrence est désormais mondiale. En finale, les étudiants ont changé de décor, pour surfer sur la vague des Jeux Olympiques de Vancouver : le but était de fabriquer et commercialiser toutes sortes d'équipements de glisse, du ski traditionnel au snowboard, en passant par la luge de compétition.

L'ECOLE DES MINES DE DOUAI a enfin inscrit son nom au palmarès du challenge, au terme d'une finale difficile, marquée par la faillite de plus de la moitié des participants.

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Douai et Ales au top

Le Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Emploi a accueilli pour la troisième année la finale du challenge. 13 équipes étaient réunies, dont 4 de l'ENAC et 2 de l'Ecole des Mines de Douai. WinStrat accueillait également l'ESITH CASABLANCA, vainqueur du challenge marocain.

1, 2, 3.... Adjugé !

Les concurrents sont apparus pour le moins stressés, jusqu'à l'installation dans la salle du concours. Le thème de la finale était pourtant connu à l'avance : il s'agissait pour les participants de produire et vendre des équipements sportifs (skis, snowboard, ...) en Amérique du Nord et en Europe. A la différence des éliminatoires, tout était à faire : choisir ses marchés cibles, implanter les outils de production, ...

La finale a débuté avec une vente aux enchères qui a permis à plusieurs équipes de créer une différence en début de jeu. L'attribution concernait des actifs corporels et incorporels, notamment une usine "propre" aux Etats-Unis, deux brevets et une campagne marketing intensive en Norvège. L'Ecole des Mines d'Alès a fait l'acquisition de l'usine, sans obtenir la rentabilité escomptée, selon leur propre aveu. MINES DE DOUAI 4 et ENAC 2 ont opté pour la technologie, et POLYTECH LILLE a développé sa notoriété en Norvège.

Les premières années : une véritable hécatombe

Les règles du jeu avaient été modifiées pour cette finale : toute faillite devait être éliminatoire. C'était sans compter sur le comportement des équipes... et la difficulté du scénario ! En effet, après deux ans, sept entreprises étaient dans ce cas ! Le jury s'est alors réuni et a tranché sur une "moins mauvaise solution" : le maintien de TOUTES les équipes en compétition, mais en appliquant les règles des éliminatoires, un déclassement. Alors pourquoi les meilleurs se sont-ils faits prendre au piège ? Plusieurs facteurs sont à mettre en avant. Le premier est le système de scoring adopté pour la finale : toutes les pondérations étaient égales, ce qui incitait à la croissance, et également à la surproduction, afin de garantir un taux de livraison correct ! Bien sûr, pour vendre, il faut se faire connaître, et les budgets publicité ont atteint des sommets ces deux premières années. Les pertes abyssales conjuguées aux investissements de production ont conduit à l'insolvabilité des candidats, parfois pour quelques milliers d'euros... comme pour les MINES DOUAI 3.
A ce petit jeu, les gestionnaires prudents avaient pris un avantage certain. POLYTECH LILLE et l'ENAC THALES 1, vite conscients du danger, ont profité de résultats corrects pour ouvrir le capital, et ainsi renflouer des fonds propres en forme de "peau de chagrin".

L'année 3, décisive

La troisième année fut marquée par l'organisation des Jeux Olympliques au Canada, créant de fait un engouement mondial pour les sports d'hiver !
L'équipe MINES DOUAI 4 a remporté cette manche extrêmement serrée entre les trois lauréats. Ce n'est pas la dernière année que les MINES D'ALES paient un taux de livraison calamiteux...
Avec un portefeuille produits équilibré, les futurs vainqueurs affichaient une situation homogène, mis à part un taux d'endettement très élevé. 40 % du chiffre d'affaires proviennent du ski "Loisir", une valeur sûre du marché.
Les deux poursuivants affichaient quant à eux les mêmes segments marketing (Loisir, Passion et Style).

Une fin de compétition bien gérée

Un tirage au sort d'aléas fut organisé en début d'année 4. Chaque entreprise reçut un "bonus" plus ou moins intéressant selon sa situation. 
Les deux dernières années ne donnèrent pas lieu à rebondissement : les MINES DOUAI 4 et les MINES D'ALES ont conservé leurs premières places. CENTRALE PARIS FAURECIA a rejoint le club des "faillitaires" à cause de fortes pertes cumulées. Cependant, l'ensemble des entreprises laissaient apparaître des résultats positifs. L'ICAM LILLE, qui avait débuté la compétition sous les meilleurs hospices, s'est peu à peu effondrée, notamment à cause du ski "Endurance", dont les lignes de production devaient être renouvelées fréquemment. L'ICAM LILLE termine donc sur la quatrième marche du podium, comme l'année dernière.
A noter l'effondrement de l'ENAC THALES 1 en dernière année, due à son désengagement (volontaire ?) sur le Passion et le Style, sans conséquence toutefois sur la troisième place de l'équipe !

Comme l'année dernière, l'après-midi étant consacrée à un forum de rencontre entre les étudiants et les partenaires du challenge. Etaient présents cette année : ALTEN, THALES, BOUYGUES CONSTRUCTION, FAURECIA, RABOT DUTILLEUL, GEOLEAN, MC2I, ...

Le prix spécial à l'ICAM LILLE, éternelle quatrième

M. Roland LOOSES, président de l'association, a tenu dans son discours à rendre hommage à M. MONGY, ancien délégué de l'Ecole Centrale de Lille décédé l'année dernière, véritable cheville ouvrière du challenge. Il a mentionné l'importance du soutien des partenaires sans lequel le concours n'aurait pas lieu, et en particulier ALTEN, présent il y a 6 ans lors du début de l'aventure.

Le prix spécial, déterminé par le jury, a été remis à la sympathique équipe de l'ICAM LILLE, héros malheureux, une nouvelle fois, de WinStrat : 3 années au pied du podium !

Les vidéos de la finale

Interview d'un organisateur

Coaching d'une équipe par Rabot Dutilleul

Rabot Dutilleul

Interview du président

Ecole des Mines d'Alès

Interview de l'ENAC THALES 1

Interview de l'équipe ICAM LILLE
Le palmares de l'édition
1er         MINES DOUAI 4 (prix de 6 000 €)
2ème     MINES ALES (prix de 4 000 €)
3ème     ENAC THALES 1 (prix de 2 000 €)

4ème     ICAM LILLE
5ème     POLYTECH LILLE
6ème     MINES DOUAI 3
7ème     IFIPS POLYTECH PARIS SUD
8ème     ESSTIN
9ème     ENAC 1
10ème   ENAC 2
11ème   CENTRALE PARIS - FAURECIA
12ème   ENAC THALES 2
13ème   ESITH CASABLANCA

Prix spécial : ICAM LILLE